Avant les pancartes, Maintenant les barricades !

Le 28 avril est un tournant dans l’histoire de ce mouvement social ! Aujourd’hui l’heure n’est plus à la confection de jolies pancartes. Mais avant de passer à l’attaque, les jeunes ont aussi eu besoin de s’exprimer, de dessiner, d’écrire : retour photo sur les multiples créations (lycéennes et étudiantes) des premiers blocus, des premières manifs.

Depuis le 28 avril à Marseille les manifestant-e-s les plus déterminé-e-s ont décidé de passer à l’offensive !

ENFIN Les lycéen-n-es, certain-e-s étudiant-e-s, les autonomes, les travailleurs-ses et chômeur-ses, certains syndicats (CNT, Sud Solidaires) se sont allié-es pour que cette manif ne soit pas l’énième manif "plan-plan" que les syndicats affectionnent tant. Le désir de ne plus se soumettre, de ne plus respecter cet ordre injuste, de ne plus se laisser intimider par les flics, de ne plus avoir les mains vides face à une horde de CRS, de ne plus renoncer, a finalement gagné un plus grand nombre de jeunes.

La manif prend alors une nouvelle esthétique, plus de pancartes, plus de visages découverts, plus de manifestant-e-s en short et en t-shirt. Les manifestant-e-s ont maintenant la classe avec leurs masques de plongée, leurs lunettes de piscine, leurs t-shirt-cache-nez ou leur masques de chirurgiens.

On passe à l’OFFENSIVE ! Les pierres, les bouteilles en verres, les oeufs de peinture et les bâtons remplacent désormais le carton et les jeux de mots.

En outre, les manifestations depuis le 9 mars (jusqu’au 31 mars) ont aussi laissé fleurir un esprit de créativité et une envie de s’organiser ensemble. Les ateliers de fabrication de banderoles et de pancartes à la fac, les improvisations devant les lycées pendant les blocus pour que ça ai (un peu) d’la gueule ont aussi créé du lien entre les gens. Nombreux-ses sont celles et ceux qui étaient fier-e-s de ramener leurs pancartes dans les manifs pour les montrer à leurs potes. Nombreux-ses sont celles et ceux qui jusqu’au soir avaient peaufiné leur création pour le lendemain. De la caricature la plus réussie de notre "chère" ministre du travail, à la feuille blanche A4 la plus rudimentaire "nike le libéralisme", en passant par le "Libérez Lacrim" coinçé entre les mots "retrait" et "loi travail", les manifestations ont été riches en diversité !

Tout ça, ça permet pourtant de faire entrer dans le lycée un esprit critique, ça permet de réunir les gens, de rendre un peu plus vivant les blocus, de développer la demmerde pour trouver du matos, de faire rire les gens qui voient ces "oeuvres d’art" du ras-le-bol !

Bon maintenant c’est sûr, on a plus le temps de s’amuser !
( Euh...même si un atelier de création de slogans pourrait être utile, voire nécessaire, parce qu’on en a VRAIMENT marre de " El Khomri on t’encule" et "va niquer ta mère"...)

Toujours deter, on se laissera pas faire ! Ni chair à patron ni chair à matraque, à Marseille on contre-attaque !

PS :

Bon même si c’est peut paraître un peu trop gentil, c’est cool que ça existe ! On était obligé de jouer les hippies pour les convaincre, merde !

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