Présentation de "Devenir chienne" de Itziar Ziga suivi de la projection de "Mutantes" de Virginie Despentes

A Manifesten, le dimanche 24 octobre, présentation à 19h du livre "Devenir chienne" de Itziar Ziga, en présence d’une des traductrices Diane Moquet, suivi à 20h d’une projection du documentaire "Mutantes" de Virginie Despentes.

A 19h, présentation de "Devenir chienne" de Itziar Ziga (éditions Cambourakis)

Itziar Ziga a grandi dans une cité au Pays basque espagnol, entre nuages toxiques et terrains vagues vert fluo. Elle aime les boas à plumes, se déguise parfois en camionneur et se désigne elle-même comme une chienne. Ce livre fait preuve d’une liberté et d’un enthousiasme furieusement contagieux. Il témoigne d’un activisme joyeux marqué par le travestissement, les performances de rue, et porte les revendications brutales de celles et ceux qui restent aux marges d’une société qui les condamne.
Préfacé par Virginie Despentes et Paul B. Preciado, Devenir chienne relève autant du portrait collectif que de l’essai autobiographique. Itziar Ziga y décrit l’expérience d’une féminité subversive car hyperbolique et parodique. Prostitution, voile, sexualités, transidentité, précarité sociale sont autant de thématiques qui traversent le texte, dans une démarche résolument intersectionnelle et anti-assimilationniste.

A 20h, projection de "Mutantes" de Virginie Despentes

Constitué d’une série d’entretiens réalisés aux États-Unis, à Paris ou à Barcelone auprès d’artistes, théoriciennes, activistes queer, et de documents d’archives autour de l’action politique des travailleuses sexuelles et de performances d’un nouveau genre, Mutantes dessine les contours d’un féminisme, dont on a peu parlé en France, qui revendique une liberté sexuelle totale, à l’instar du mouvement féministe "pro-sexe" né dans les années 80 aux États-Unis.
Les propos de Mutantes tranchent définitivement avec le discours ambiant, “qui voudrait que le sexe ne soit jamais aussi bien pratiqué que dans la chambre, que la dignité des femmes dépende toujours de leur sagesse et passivité, et que les seuls thèmes féministes à débattre soient le port du voile et la violence de genre."

A Manifesten, le dimanche 24 octobre, 59, rue thiers, 1er Marseille

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