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20 septembre 2016 : Face à la loi travail, son système et sa justice : SOLIDARITE MAXIMALE !

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Le 20 septembre, 3 personnes ayant participé aux mobilisations contre la Loi Travail et son monde passeront en procès à partir de 14h, suite à la manifestation du 28 avril. Rassemblement devant le tribunal pour continuer à s’organiser et à lutter ensemble.
Mise à jour 22h : Le procureur demande deux et six mois avec sursis pour les deux premières personnes, deux mois fermes pour la troisième, ainsi que la relaxe pour refus de signalétique pour la première. Trois flics demandent 200 euros chacun à la deuxième. La SCNF demande 38.000 euros plus 25.000 euros pour préjudice moral et atteinte à l'image de marque. Rendu le 4 octobre. Un compte-rendu du procès est à venir.

Le 28 avril 2016, après presque 2 mois d’effervescence sociale déclenchée par la loi travail et son monde, une manifestation de dizaines de milliers de personnes s’est déroulée à Marseille. Suite à la manif intersyndicale, des milliers de personnes ont continué d’arpenter les rues vers une action de blocage économique contribuant à augmenter un rapport de force. Des centaines de personnes ont ainsi investi des voies ferrées à proximité de la gare Saint Charles. Avec ses cinq-six heures de perturbations qui venaient se rajouter à la grève de cheminots, ce fut une des actions les plus fortes menées sur Marseille pendant cette agitation sociale.
Cette manifestation a été attaquée dès le début par la forte présence policière et ce, pendant des heures et sur plusieurs kilomètres, faisant ainsi des dizaines de blessé-e-s dont 3 graves, ainsi que 57 arrestations. Au moins 3 personnes en détention préventive aux Baumettes, 2 comparutions immédiates, 7 procès, 16 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et un grand nombre de rappel à la loi font suite à cette répression. Des peines de plusieurs mois de prison ferme sont déjà tombées, ainsi que des grosses amendes.

Le 20 septembre à 14h auront lieu au tribunal de Marseille 3 de ces procès pour entrave à la circulation des trains, dont 1 accompagné de violence sur agent et 1 autre de refus de signalétique. Avec ses 16 milliards d’ euros de chiffre d’affaires au 1er semestre 2016 la SNCF n’a aucune gêne pour réclamer 48.000 € de dommages et intérêts. Ces 48.000 € sont demandés sur la base de plusieurs éléments, notamment « le préjudice moral porté à l’image de marque de la SNCF », les destructions de cadenas et d’une caméra, l’immobilisation des trains, sans oublier une fameuse facture de taxi entre Rennes et Saint-Brieuc, villes bien connues du sud de la France.
Un appel à soutien (physique, politique, financier...) et à rassemblement sont lancés. Se solidariser face à la justice est important et fait partie intégrante des combats menés. La police et la justice frappent de manière arbitraire. Il s’agit de ne pas rester isolé-e, de se faire écraser le moins possible, de s’entraider en cas de condamnation. Se déplacer massivement au tribunal le 20 septembre, c’est en somme une des suites de l’action du 28 avril.
Dans le cadre de la répression contre ce mouvement social, d’autres dates de procès (et de rassemblements) sont à venir, notamment pour au moins une quinzaine de personnes venant de lycées de Marseille et arrêtées pendant les diverses manifs et actions menées depuis le 9 mars. Une quinzaine de comparutions (CRPC) pour l’entrave du 28 avril sont prévues en janvier/février 2017.
Dans le « monde du travail »la répression envers des personnes en luttes contre des licenciements massifs à Good Year (24 mois de prison dont 9 ferme pour 8 personnes) et à Air France (5 licenciements et procès pour violence les 27-28/09/16), est un exemple de la volonté de la machine état/patronat d’écraser toutes formes de résistances.

La criminalisation des occupations, manifestations, blocages, assemblées, sabotages, réquisitions, grèves...n’est pas surprenante car ces modes d’organisation populaires menacent l’ordre établi et la poignée de personnes qui en bénéficient. La politique répressive de cet état Colonialiste, Raciste, Patriarcal, Capitaliste... n’est pas nouvelle. Mais l’état d’urgence élargit et accroît les moyens financiers, militaires, les contrôles, perquisitions, lois oppressives, emprisonnements, l’ultra armement, les violences et impunités policières.
La répression c’est entre autres la traque des femmes voilées, les destructions de camps de Rroms, le flicage quotidien dans les quartiers populaires, la guerre à tous les niveaux contre les pauvres et les personnes ciblées par le racisme. Tout ça soutenu par un matraquage médiatique orienté.
C’est aussi la chasse aux personnes considérées comme illégales, les incarcérations, les fermetures des frontières pour certain-e-s, les expulsions et leurs conséquences meurtrières. N’oublions pas que la SNCF, si soucieuse de son image de marque, collabore activement à ces persécutions.
Il ne s’agit pas de mettre au même niveau toutes les conséquences de la machine répressive mais de les inscrire dans un même système que nous voulons détruire et de développer des alliances et solidarités .


Pour l’abandon des poursuites et la poursuite des luttes, solidarité maximale avec tou-te-s les camarades passant devant la justice !

A partir de 13h30, RASSEMBLEMENT AU TRIBUNAL D’INSTANCE, 6, rue Emile Pollak, 13006 – métro 1 Estrangin

Table de presse, boissons et goûter en soutien sur place


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