« Le couvre feu permanent » a été levé aujourd’hui 12 septembre, à Cizre au bout de 8 jours de bombardements qui ont fait plus de 20 morts et de nombreux blessés civils.
Hier un médecin apportait son témoignage. Azad Karagöz est le Président de la Chambre des Médecins de Şırnak, et il est de Cizre de naissance.
Azad, venait de fuir de sa ville, avec ses deux enfants et sa compagne, enceinte. Le médecin expliquait que les conditions de survie y sont très difficiles. « Juste avant les affrontements, il y a avait eu la moisson du blé. Les gens font bouillir du blé pour se nourrir. Il n’y a plus d’eau potable. Le peu d’eau qui reste est donné aux bébés. Les habitants sont sur le point d’être décimés par la soif. La solidarité entre les maison est difficile. Parce que personne ne peut aller chez les un et les autres. ». Soulignant qu’il y avait plus de 20 morts, Azad précisait : « Ce n’est pas une interdiction de sortir dans la rue, il est aussi interdit de sortir sur le balcon ou se montrer à la fenêtre. ».
« J’ai vécu les années 90 dans Cizre. Je n’ai pas vu autant de souffrances. Si ça continue comme ça, il va se passer des choses irréparables. »
« Ce n’est pas des affrontements, il y a des tirs au canon. Rien n’est comme c’est raconté à la télé. Faites entendre notre voix ! »
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