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Invasion cisgenre à la journée genre et transgenre du théâtre de La Criée

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Le samedi 26 janvier s’est tenu l’évènement INVASION TRANSGENRE ! - « Journée genre & transgenre – Liberté au Théâtre ! », au théâtre de La Criée à Marseille.
Ce texte, rédigé par deux personnes queer présentes lors de l’évènement, tente d’expliquer en quoi cette journée a été organisée de façon aberrante et irrespectueuse pour les personnes concernées, les personnes trans.

A l’attention de la Directrice du théâtre de La Criée, madame Macha Makeïeff, et des équipes du théâtre de La Criée. 

“Invasion transgenre”. On ne sait pas pour vous, mais nous, quand on se figure une invasion, on imagine plus ou moins une cohorte se déversant, puissante, accaparant tout l’espace. Là, au vu des intervenant.e.s, la présence trans est un peu mince pour parler d’invasion, sauf à la concevoir sur le mode de la théorie du grand remplacement.

« Liberté au Théâtre ! ». Liberté de qui ? Liberté de quoi ? Vue la programmation de l’après-midi, liberté d’hommes cisgenres de se déguiser en femmes au théâtre. Oui, vous l’avez, depuis l’origine du théâtre. Mais qu’en est-il de la liberté des artistes trans à s’auto-représenter et à occuper les scènes nationales ? Il y a encore beaucoup de travail... Sommes-nous simplement un objet de curiosité ou avons nous enfin, comme nous le réclamons, une part à prendre dans la vie culturelle ? Où était les artistes trans ce samedi 26 janvier 2019 ?

Nous, les personnes concernées par ces discours, sommes les premières à la visibilité de toutes les transidentités. Cependant il semble évident qu’en 2019, après des décennies de monopolisation du discours par le corps médical, il est temps de nous donner la parole, pour nous laisser raconter la multiplicité de nos expériences et de nos histoires. Il y a des personnes trans publiques, il y a des personnes trans universitaires, il y a des personnes trans comédiennes, actrices, critiques, metteuses en scène, artistes... Un lieu de culture qui organise aujourd’hui un événement sur nous, n’a aucune excuse pour se passer de nous.

Nous nous rendons dans ce genre de réunion sans espoir, connaissant exactement le rôle que nous allons être forcé.e.s d’y jouer

Nous nous rendons dans ce genre de réunion sans espoir, connaissant exactement le rôle que nous allons être forcé.e.s d’y jouer, par démarche de survie et d’auto-protection. Celui de personnes constamment en colère, extrémistes, fermées à la discussion. Mais surtout nous y allons en connaissant la violence de ce qui nous y attend. Ecouter patiemment des expert.e.s auto-proclamé.e.s, délivrer un pseudo savoir et des généralités qui ne font qu’entretenir les préjugés et les violences parfois meurtrières, qui touchent nos sœurs et frères à travers la monde.
Oui, nous sommes constamment en colère dans ce genre d’évènement. Nous sommes trans mais n’avons pas la science infuse. Nous avons étudié les savoirs que nos prédécesseur.euse.s ont produit pendant des décennies. Nous avons travaillé pour rendre les nôtres intelligibles. Nous nous épuisons à éduquer nos familles, nos ami.e.s, nos collègues... Et nous n’en attendons pas moins de toute personne qui voudrait s’exprimer sur « les questions transgenres ».
En effet, si ces questions sont de plus en plus médiatisées, mais nous n’avons toujours pas la parole. Nous ne cacherons plus cette colère.

La journée s’ouvre donc à 11h avec une table ronde intitulée “Que dit la psychanalyse du genre ?”. La sainte parole sera délivrée par Marie-Hélène Brousse et Hervé Castanet, psychanalystes, et Hervé Lassïnce, comédien et photographe. Les trois intervenant.e.s sont cisgenres, évidemment, et tandis qu’iels font face à une salle aux deux tiers remplie (pas mal pour un samedi matin), derrière elleux apparaît, projeté en très grand et en fushia, « Transgenre ». Bienvenu.e.s.

Où sont donc les envahisseur.euse.s queer ?

Hervé Castanet, ponte de la psychanalyse à Marseille, ayant pour habitude d’intervenir sur tous les sujets dans tous les théâtres de la ville, ouvre le bal avec une lecture portant sur l’Abbé de Choisy (1644 – 1724). On comprend vite que cet Abbé, plutôt qu’une personne qui se travestit, serait lue aujourd’hui comme une femme trans. Passons, on laisse le bénéfice du doute à la suite à l’intervention, et on calme nos envies d’analyse anachronique sur la vie de l’Abbé, qui n’a rien demandé.

Durant la demi-heure qui suit, Hervé Comédien lit des extraits des mémoires de l’Abbé, et Hervé Psy les analyse. Se tisse alors le motif de la tromperie, de l’usurpation, de la manipulation. La malice trans tu sais. Pourtant, Castanet le reconnaît, la binarité de genre est construite socialement et culturellement, les personnes cisgenres jouent, performent elles aussi leur genre. Moi je pense à papa Lacan, pour qui dans le rapport à l’autre, dans la sexuation, reprenant le concept de Joan Riviere, nous sommes continuellement pris-e-s dans une “mascarade” de genre. Alors pourquoi diable dans son discours, le psychanalyste réserve-t-il les termes d’“artifice”, de “duplicité” ou de “tromperie”, à la transidentité ?

Considérer les personnes trans comme des menteur.euse.s, c’est fondamentalement nier leur identité. Cela revient à nier par exemple, à une femme trans qu’elle est une femme, ou à un homme trans qu’il est un homme (pour parler en termes binaires, pour une fois). Cette vision des transidentités est une base solide de toutes les agressions, de toutes les violences, de tous les meurtres que subissent les personnes trans à travers le monde.

C’est long, on commence à s’ennuyer, on ne relève même plus les absurdités. Et Castanet de conclure sur “finalement, pour Timoleon, c’est en étant aimée, adorée comme une femme, qu’il parvient à combler l’objet de son désir, en atteignant finalement le statut de Dieu le Père”.

A ce stade, finalement, c’est surtout risible. On se raccroche au fait qu’il existe d’autres conceptions dans la psychanalyse. Tout n’est pas figé là-dedans. Il y a même des perspectives queer, bon sang ! Où sont donc les envahisseur.euse.s queer ? A défaut, j’attends avec impatience l’intervention de Marie-Hélène Brousse : travers féministe, j’ai tendance à penser a priori qu’une femme cis sera moins pénible qu’un homme cis. Eh bien là, c’est raté.

L’intervention d’Hervé Castanet est ennuyeuse, un peu gênante, il agace ; celle de Marie-Hélène Brousse sera dangereuse, néfaste, elle fera mal.

Ainsi commence-t-elle en soulignant la délicatesse qu’a eue Castanet de “ne pas délivrer de diagnostic”. Euh, encore heureux. Et qu’elle s’efforcera de faire de même. Euh, loupé.

Son intervention relate globalement ses rencontres avec des personnes trans et témoigne d’un sévère manque d’intérêt pour la subjectivité de ces personnes, et encore plus pour les savoirs situés qu’elles ont produit et produisent constamment. Le panel des propos transphobes et des clichés aberrants véhiculés lors de cette intervention nous fera littéralement pouffer de rire, pour éviter de pleurer, plus d’une fois.

Cette intervention est exemplaire de la capacité que peut avoir la psychanalyse à individualiser les problèmes, sans prendre en compte les dimensions structurelles.

Cette intervention est exemplaire de la capacité que peut avoir la psychanalyse à individualiser les problèmes, sans prendre en compte les dimensions structurelles. En effet, elle présente les personnes trans comme malades et en fait des cas d’études psychiatriques, elle les infantilise en niant leur capacité à décider par et pour elles-mêmes de leur besoins en termes de transition, elle les dépeint comme agressives et défiantes vis-à-vis du pauvre corps médical qui tente tant bien que mal de les aider, etc.

S’il est impossible de nier les conditions de santé mentale souvent difficiles de nombreuses personnes trans, il est important de prendre en compte la très large responsabilité de la transphobie sociale et institutionnelle dans ce résultat.

Tandis qu’elle avait formulé le voeu pieux de “ne pas poser de diagnostic”, MHB évoque “le cas” d’une femme trans hospitalisée suite à une tentative de suicide. Si elle croit bon de préciser au départ qu’elle « avait face à elle une ravissante jeune femme », c’est pour mieux la mégenrer par la suite, en utilisant des pronoms masculins tout au long de son récit. Simple mais efficace, marque numéro un de l’irrespect de l’identité de la personne, cela représente un déni de son auto-détermination. Se faire mégenrer est une violence réelle et quotidienne pour de nombreuses personnes trans, y compris une expérience vécue par toutes les personnes trans présentes dans la salle.

MHB poursuit en s’étonnant innocemment que le taux de suicide après les opérations de réassignation de genre (comprendre ici pour elle les opérations génitales), soit très important (quid du taux de suicide chez les personnes trans n’ayant pas la possibilité de transitionner, qui meurent de refus de reconnaissance, de violences transphobes ?). Commence alors une confusion absurde entre identité de genre et sexualité.

Le discours proposé est le suivant : Après cette opération, on peut enfin avoir une vie sexuelle. Les personnes trans qui ne se sont pas encore fait opérer, ou ne désirent pas le faire (eh oui, il en existe énormément), n’ont aucune vie sexuelle... Je vous laisse considérer l’absurdité de cette analyse.

Un processus « complet » de transition (spoiler alert : cela n’existe pas, chaque parcours est différent, il y a des femmes avec ou sans pénis, avec ou sans seins, avec ou sans barbe etc, idem pour les hommes, idem pour les personnes qui ne se reconnaissent dans aucune de ces catégories, cela ne regarde que la personne concernée) devrait soudainement nous faire devenir nous-même, donc heureuses.eux, et sexuellement actif.ve.s.

Comme si une opération pouvait effacer des années de violences médicales, de coming-out à répétition, d’exclusions, d’insultes... et d’envie de disparaître créée par ces violences.

La fine analyse de la psychanalyste est la suivante : une fois les opérations réalisées, « il n ’y a plus rien à faire », il faut donc retarder ce moment ! Il y a un « danger à aller jusqu’au bout du processus » (Quel bout ? Le petit bout ? Le gros bout ? Je suis perdu, aidez moi à trouver la voie, docteur), à cause de la « part mélancolique ».

Sans nier que cet effet puisse être une réalité pour certain.e.s, elle ne peut être un critère pour bloquer l’accès aux opérations pour tous.tes. Pour rappel, nous sommes toujours en train de lutter, en France, pour pouvoir décider librement de nous faire opérer sans être obligé.e de passer par un processus médical long (plusieurs années), coûteux et psychologiquement dévastateur (devoir prouver à des inconnu.e.s de manière répétée que nous sommes « assez trans », assez réel.le.s, pour avoir le droit de changer notre apparence comme bon nous semble).
La personne dont nous parle MHB a refusé l’internement proposé, et s’est suicidé quelques semaines plus tard. Peut-être un internement forcé l’aurait-il sauvé, se questionne Mme Brousse, prélude à ce qu’elle nous livre comme étant sa grande interrogation : mais pourquoi diable a-t-elle si peu de patient.e.s trans ??
Hum hum. Rires nerveux.

On apprendra également que les psychanalystes ne touchent jamais les sujets trans, « même pas un sein ».
Dommage que nous n’ayons pas une médaille à leur remettre pour marquer cet acte de retenue incroyable. Ne pas être touché.e sans son consentement par les médecins, un large sujet sur lequel nous ne nous étendrons pas ici.

Passons maintenant à une note plus optimiste ! : « Le capitalisme et la science nous offrent cette nouvelle solution transgenre . », postule la psychanalyste.

Les problèmes sont nombreux dans cette affirmation. Non Marie-Hélène, là vraiment non, il faut que tu prennes du recul.
« La solution transgenre » : cf la définition de transgenre pour comprendre le problème.

Le capitalisme a besoin pour se maintenir, de la binarité homme/femme. Ces sujets capables de se rencontrer, de se reproduire, et donc de donner de nouvelles personnes capables de travailler et de maintenir le système capitaliste, etc, etc.
Et la science a créé la pathologisation des personnes trans et agit aujourd’hui encore comme un gardien des traitements qui peuvent nous permettre d’avoir accès au respect de nos identités dans la sphère publique et/ou au bien être. Elle a été le problème, bien avant de mettre en place des solutions, encore une fois très inégalement accessibles.

Et comme si les queers étaient invariablement les suppôts du néolibéralisme, incapables d’une critique anticapitaliste. Mais oui bien sûr. Grosse pensée pour tou.te.s celleux, particulièrement les transgrrrls, qui mènent un travail incroyable autour de ces problématiques.

On comprend alors qu’aucun temps de discussion avec le public n’est prévu. Nous nous décidons donc à prendre la parole.

On comprend alors qu’aucun temps de discussion avec le public n’est prévu. Nous nous décidons donc à prendre la parole. Bras levé, “Ce n’était pas prévu mais on va prendre votre question”, micro attrapé.
“En fait il ne s’agit pas d’une question, mais de remarques sur ce qui a été dit” : nous égrainons nos critiques et corrections. Marie-Hélène Brousse tient à se défendre du “procès” qui lui est fait.

Nous lui rétorquons que nous passons notre temps à déconstruire le “récit du genre” qu’elle nous a ici présenté, avec son arsenal lexical pathologisant, oppressif, et de fait, trans/queerphobe. Que nous concevons le langage comme instrument de déconstruction de la binarité, que nous nous approprions son pouvoir transformateur, ce dernier n’étant pas l’apanage de sa vision étriquée de la psychanalyse.

Une personne du théâtre intervient pour nous dire qu’il est malheureusement temps de quitter la salle, “revenez cette après-midi il y aura d’autres intervenant-e-s et vous aurez plus de temps de parole, promis on va y penser !”. Dans le hall du théâtre, Hervé Lassïnce et une personne du théâtre nous disent qu’iels comprennent bien que des choses cruciales ont été soulevées, qu’il faut revenir cette après-midi, qu’il est primordial qu’on soit là pour exprimer notre voix. Cette demande de présence au ton de supplication fait complètement fi de notre évident épuisement émotionnel suite à la première table ronde, mais nous nous y sommes quand même rendu.

A 14h, place à la table ronde Anthropologie, Histoire, Théâtre, rassemblant les universitaires Sylvie Steinberg, Karine Espineira, Laurence Herault, les comédiens Michel Fau et Hervé Lassïnce (de nouveau), ainsi que la directrice du théâtre Macha Makeïeff, et animée par Nicolas Lafitte, chroniqueur radio. Ce dernier commence son intervention en mentionnant les « petits problèmes » survenus dans la matinée, et promet qu’à la fin de cette intervention, il y aura bien la place pour un véritable échange. Youpi.

Laurence Hérault fournit des définitions précises et précieuses (ça aurait pu être sympa en séance inaugurale), Michel Fau est émouvant, Karine Espineira, femme trans universitaire cofondatrice de l’Observatoire des transidentités, transmet brillamment ses connaissances et sa pensée, de manière très accessible.
Macha Makeïeff livre un éloge de l’espace théâtral comme lieu absolu de liberté, où “nous sommes tou-te-s trans, jamais complètement femme, jamais complètement homme”. C’est beau, mais dénué de toute conscience de la réalité des violences vécues par les personnes trans et queer au quotidien, au dehors de ce sanctuaire.

Une personne membre de l’association Transat l’interpelle dans la foulée pour lui faire part de son enthousiasme quant à l’existence de cette journée, mais dans le même temps de sa déception et de son incompréhension face au fait de ne pas avoir été contacté-e pour contribuer à son organisation.

La réponse de la directrice témoigne d’une vision incroyablement élitiste et autocentrée : la journée ayant été annoncée dans la brochure du théâtre sortie en juin dernier, il suffisait de se manifester pour y participer. Evidemment. Tout le monde prend le temps de décortiquer la programmation de la Criée, et de manière générale, lorsqu’une institution décide d’une thématique, démarcher les partenaires les plus indiqué.e.s ne fait pas partie de ses prérogatives...

Le temps de discussion sera effectivement plus conséquent, quelques interventions dans le public nous feront bondir, mais heureusement la parole des queers est beaucoup plus audible, nous sommes renforcé-e-s.

Karine Espineira [...]nous apprend qu’elle a été programmée à l’évènement in extremis, suite à l’intervention de S.O.S Homophobie

A l’issue de la rencontre, éreinté-e-s, nous remercions Karine Espineira pour son intervention, elle nous remercie pour notre présence (vous semble-t-il normal de ressentir un tel épuisement en tant qu’intervenant-e ou spectateur-ice de ce type d’évènement ? Comprenez-vous ce que cela révèle de votre organisation ?), et nous apprend qu’elle a été programmée à l’évènement in extremis, suite à l’intervention de S.O.S Homophobie qui a pointé l’absence de personne trans à cette journée. Aucun livre dont elle est l’autrice n’était présent sur la table librairie de l’évènement...

Nous n’avons pas assisté au reste de la journée. Nous sommes parti-e-s abasourdi-e-s, mais bien décidé-e-s à faire en sorte que le prochain événement “grand public” sur ces questions ne se déroule pas ainsi.

Si nous saluons l’initiative d’organiser un tel événement, nous nous insurgeons sur la manière dont il a été élaboré, évacuant les personnes concernées. Mais en marquant le lancement de cette journée sous l’égide de ce panel de psy, le Théâtre de la Criée se dédouane de sa part de responsabilité dans ce processus, et échappe aux retournements de questions sur lui-même : Comment le théâtre en tant qu’institution participe-t-il au maintien de la transphobie dès lors qu’il ne produit pas un travail actif pour intégrer à sa programmation et représenter des artistes trans ?

Les organisateur.ice.s ont choisi d’inaugurer cette journée en diffusant cet imaginaire dominant, monolithique et oppressif autour de la transidentité, le protocole officiel, la détresse et la mélancolie du sujet, les doutes, toujours, qu’il y a à se poser sur la légitimité et le caractère raisonnable de sa démarche. Cet imaginaire créé et diffusé par les “expert-e-s”, par celles et ceux qui ne sont pas concerné-e-s mais qui savent, celui que les queers se démènent à critiquer et à déconstruire. Cette journée n’était-elle pas censée être l’occasion d’ouvrir les portes à d’autres perspectives ? Vraiment, merci la Criée.

Dispenser des savoirs, partager des connaissances, impliquent de grandes responsabilités dont le théâtre de la Criée semble s’être délaissé. Les questions autour du genre, de la transidentité et de la sexualité sont assez cruciales dans notre société pour être abordées avec sérieux et précaution.

Toutes les questions abordées aujourd’hui, et bien d’autres, ont été traitées, discutées et problématisées, depuis longtemps, en long en large et en travers. Elles font parties de nos discours, nous savons les expliquer. Pourquoi des intervenant.e.s à une journée Genre et Transgenre n’en ont-iels aucune connaissance ? Pourquoi la tâche nous revient-elle encore de venir nous mettre en position de très grande vulnérabilité, pour veiller à ce qu’une assemblée de personnes novices mais curieuses de ces questions ne reparte pas avec pour seule grille de lecture, celle véhiculée par les médecins qui nous maltraitent ?

Lorsqu’on se présente comme lieu de partage des connaissances, d’ouverture sur de nouvelles perspectives, on ne travaille pas en vase clos, on fait appel à celleux qui portent ces réalités et ces discours, on n’aborde pas l’événement avec un récit qui supporte les violences auxquelles sont confrontées les personnes concernées.

A bon entendeur-euse.

Des liens utiles, eux :

Pour des ressources en ligne sur les savoirs trans & queer :

Pour des événements queer, LGBTQIA+ organisé.e.s par et faisant intervenir des personnes concernées :


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