Nos luttes sont vitales - faisons bloc !

Nos luttes sont vitales et essentielles. Réuni·es à une cinquantaine dimanche dernier à l’Après M, nous appelons à le montrer ce week-end, en manifestant samedi 19h et en se rassemblant dimanche 20h. Contre le capitalisme et le racisme sauvages qui n’iront qu’en s’intensifiant sous la prochaine présidence. Dans le même temps nous appelons à participer aux journées antimilitaristes et anticarcérales qui ont lieu ce weekend.

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Comme en 2017, le second tour de l’élection présidentielle 2022 nous impose à nouveau un dilemme nauséabond.

La poussée du fascisme est lié à l’intensification de l’exploitation capitaliste, la montée de l’extrême droite est intrinsèquement liée aux politiques libérales et autoritaires du quinquennat Macron et des gouvernements qui l’ont précédé. Les médias dominants portent aussi une responsabilité flagrante dans la banalisation du discours fasciste et raciste dans le débat public. Nous ne nous laisserons pas duper par ces élections, nous sommes et nous resterons mobilisé·es pour participer à la mise en place d’une société antifasciste, anticapitaliste et anti-impérialiste.

Emmanuel Macron : l’exploitation capitaliste sauce startup-nation.

On a bien vite compris que, sous ses atours de jeune cadre dynamique, Macron c’est la casse du droit du travail et des acquis sociaux, un quinquennat de mépris et de condescendance vis à vis des travailleur·euses, des chômeur·euses, des précaires et des minorités. Et avec tout cela, la répression féroce à coup de LBD pour celles et ceux qui montrent leur désapprobation.
Ceci n’est que le début. Après les réformes de l’assurance chômage et celle des retraites, 5 nouvelles années de Macron, c’est la promesse d’une retraite à 65 ans, d’une mise au travail forcée des bénéficiaires du RSA et du maintien d’un régime de privilège pour les patrons et les ultras-riches.
Ces cinq années passées, c’est également la loi séparatisme et la loi sécurité globale, avec leur cortège de mesures racistes, islamophobes et liberticides. Comme nous avons déjà pu l’expérimenter avec la dissolution des collectifs et de groupes de luttes antiracistes, antifascistes et anti-impérialistes, tels que le CCIF, le CRI, la GALE, Palestine Vaincra, Comité Action Palestine. C’est la criminalisation de nos luttes et de nos solidarités.

Le Pen : l’exploitation capitaliste sauce national-fasciste.

Aucun changement de fond à espérer avec la fille Le Pen, si ce n’est le danger fasciste en plus. Elle est en effet loin de rompre avec les mesures antisociales macronnienne : elle ne compte pas augmenter le SMIC, baisser l’âge de la retraite ou revenir sur la réforme de l’assurance chômage. En revanche elle canalisera toute son action politique vers la répression des minorités et des contestataires.
Avec Marine Le Pen à la tête de L’État, nous donnons les clefs du pouvoir aux fascistes, qui une fois qu’ils l’auront, le confisqueront comme l’histoire nous l’a déjà montré. C’est la mise en place de la préférence nationale pour le logement, les aides sociales, l’emploi etc. C’est la désignation du bouc-émissaire musulman et la mise en place d’une politique résolument islamophobe méprisant toutes les minorités.
Les prémisses d’une police de la pensée ont été posées avec sa proposition de loi "d’éradication de l’idéologie islamiste. Quant à la répression, comme si l’aveuglement constant de l’IGPN et l’acquittement systématique des policiers assassins ne suffisait pas, elle souhaite instaurer la "présomption de légitime défense" pour les policiers, qui seraient ainsi relaxés par défaut.
Brisons ce fantasme ignorant tout de l’histoire du fascisme : l’extrême-droite au pouvoir ne déclenchera pas de révolte populaire spontanée ! Une fois les clefs des institutions en main, Marine Le Pen aura toute la latitude pour étouffer toute forme de lutte et de contestation. C’est une mise en danger des plus vulnérables, des musulman·es, des LGBTQI+, des personnes racisé·es, des personnes exilé·es, des précaires, des militant·es révolutionnaires et des syndicalistes.

Contre tous les fascismes, le racisme, le capitalisme, et l’impérialisme regroupons-nous, organisons-nous, et luttons ensemble !

Nous appelons à la mobilisation. Quel que soit le résultat des élections, c’est un résultat qui sera dangereux pour nos existences, nos luttes et nos solidarités.

L’assemblée antifasciste de Marseille

PS :

Au cas où ce ne serait pas clair, cet appel ne vise en aucun cas de donner de consignes électorales de vote ou d’abstention au second tour.

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