Agenda

Avril 2023

dimanche 2 avril
19:00 23:30

Au menu :
Crudités
Légumes au four
Lasagnes végétarienne
Triolet de dessert

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Fenouil à vapeur

145, rue Carreterie, 84000 Avignon

20:00 23:30

Avec Bleakness (post-punk - paris/lyon), 30000 Monkies (mathcore - Belgique) et Monastr (Sludgy crust - Marseille)
Venez nombreuxses !

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L’intermédiaire

63 place Jean Jaurès, 13006 Marseille

mercredi 5 avril
18:30 20:30

Le BTP est un secteur d’activité dans lequel les conditions de travail sont particulièrement précaires et celui où il y a le plus d’accidents du travail. En France, 20% des travailleureuses/travailleurs et travailleuses du BTP ne sont pas déclarées. Les autres sont isolés dans des statuts déprimants / précarisants (intérim, auto-entrepreneurs...). Les salaires sont généralement très bas et les non-versements de paye sont fréquents, surtout pour les personnes sans papiers.
C’est pourquoi on veut mener la lutte notamment sur les fronts de la régularisation des personnes sans papiers, la sortie des statuts précaires, la sécurité au travail, la fin du virilisme sur les chantiers...
Ensemble, on s’auto-forme sur les droits liés à nos différents statuts (droit de retrait, intempéries, accidents du travail...), on s’organise pour améliorer nos conditions de travail et nos rémunérations. On combat aussi toutes les discriminations qu’on vit au taf. On souhaite créer un lieu d’échange et de soutien où on peut se parler de ce qu’on vit et partager nos galères, des questions et des conseils.
Si vous bossez dans le bâtiment, que ce soit au black, en intérim, comme indépendant.e ou dans n’importe quel autre statut où vous êtes exploité.e.s, venez nous voir à l’occasion de nos permanences au local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, Marseille, tous les mercredis de 18h30 à 20h30.
Avec ou sans papiers, syndiqué.e ou pas, le collectif est ouvert à toutes les personnes qui travaillent dans le bâtiment.
Pour nous contacter :
btp13@riseup.net
0695754271

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Solidaires

29 boulevard Longchamp, 13001, Marseille

jeudi 6 avril
10:30 23:30
Vieux-Port
17:00 18:30

Fabien Roussel vient dédicacer son dernier torchon à la libraire Gibert (4-8 bd Dugommier, 13001 Marseille), demain de 17 à 18h30

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19:00 20:00

Le partage de l’eau est une question éminemment politique, dont l’urgence est accentuée aujourd’hui en France par les sécheresses systémiques et les rapports de force qui s’installent pour y réagir. Le film d’Eric Blanco, retrace le parcours du réalisateur le long de l’Argens, à la recherche des pratiques de sobriété et de solidarité dans les usages de l’eau. Un souvenir, qu’avant l’accaparemment, l’eau pouvait être pensée comme un commun qui exige que les concerné.es se rassemblent pour discuter collectivement de son partage. Les différents collectifs raconteront comment ils s’organisent pour lutter contre la destruction de ce commun.
Après le film, Les politiques de l’eau – débat avec le collectif des Gammares, SOS Durance Vivante et des membres de La ClusazRetour ligne automatique

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Le Gyptis

136 Rue Loubon, 13003 Marseille

vendredi 7 avril
16:30 18:00

Discussion avec Josef Rafanell i Orra
Sous le signe des multiples crises écologiques et sociales qui nous entourent, nous nous poserons ici collectivement la question du « soin ». Partant de ses expériences de soignant et de militant en Seine Saint Denis, ainsi que de ses enquêtes, Josep Rafanell i Orra, psychiatre et auteur du livre récemment réédité « En finir avec le capitalisme thérapeutique », reviendra sur ses multiples expériences en psychiatrie institutionnelle et nous partagera la manière dont est repensé le soin psychiatrique dans et hors institution en prônant des pratiques collectives en lien avec le vivant.

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La Dar, centre social autogéré

127 Rue d’Aubagne, 13006 Marseille

18:30 20:00

Rencontre avec Lena Silberzahn
« L’écoanxiété » a mauvaise presse auprès des penseurs et penseuses de l’émancipation qui y voient, souvent à juste titre, un outil de dépolitisation et de pathologisation. Dès lors, comment (se) saisir politiquement (de) nos affects ? Léna Silberzahn reviendra sur des expériences politiques féministes dans lesquelles la peur a été pensée et mobilisée comme un puissant levier d’action collective.

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La Dar, centre social autogéré

127 Rue d’Aubagne, 13006 Marseille

19:00 23:00
21:30 22:00

Avec Julie et E.R.E
A quoi peut bien servir une pierre, et de quoi sa chute se fait-elle l’écho ? A des vieilles gouttes de pluie, au bruit mat d’un pavé sur le casque d’un playmobile, à se venger d’une usine à l’histoire crasseuse ? Ce sont là des exemples parmi d’autres qu’exploreront July et son assistant E.R.E (transformé pour l’occasion en caillou) afin de répondre à ces questions anciennes et tenter par là-même d’esquisser une histoire de l’art de la chute.

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La Dar, centre social autogéré

127 Rue d’Aubagne

samedi 8 avril
07h30 10 avril : 23h30
Entraigues-sur-béton

ZAC du Plan,
chemin du plan
84320 Entraigues-sur-la-Sorgue

11:00 16:00

Balade urbaine et critique à Euromed + intervention d’Alain Marcom, maçon, sur les grandes évolutions sociales et environnementales du BTP
Pour s’inscrire, envoyez un mail à lamermonte@riseup.net

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Métro Gèze
17:00 21:00

Avec [Ni béton ni maton] et [Crève la taule] :
Un livre du collectif Feu la Breche
Fenouil à Vapeur - 145, rue Carreterie - Avignon

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17:30 19:00

Suivi d’un cercle de parole avec la participation de collectifs marseillais en lutte contre la métropolisation
En 2015, l’état et les collectivités territoriales locales, (la métropole Aix Marseille et la ville de Marseille) inauguraient Euroméditerranée, un projet d’aménagement urbain qui faisait entrer Marseille dans le Grand bal des métropoles occidentales. Aujourd’hui, alors que le 2ème volet du projet sévit dans les quartiers de Gèze et Bougainville et que le centre ville est peu à peu transformé en parc à touristes, il nous paraît important de nous pencher sur la logique mortifère qui sous tend cette conception de l’aménagement.
Il s’agit de la métropolisation, une idéologie colonialiste qui impose un système de domination et une culture unique à l’ensemble de nos villes. Les métropoles deviennent les nouveaux lieux de pouvoir de l’économie globalisée et se rêvent en Eldorado ultralibéral pour le secteur tertiaire. Elles se comportent comme d’immenses firmes en concurrences les unes avec les autres, vantant l’accélération infinie des échanges commerciaux et des mobilités.
L’humain y existe tantôt comme une donnée qu’on traite, tantôt comme un suspect qu’on surveille. Toute personne n’ayant pas de capital en circulation devient un indésirable à évincer.
Pour produire le cadre de vie rêvé de leurs élites, les métropoles s’appuient sur une industrie du BTP ultra polluante et maltraitante de ses propres travailleur.euses. associée aux géants de l’immobilier qui nourissent la crise du logement. Green washing et labels d’innovation sociale ne nous duperont pas, cette idéologie ultralibérale est fondamentalement anti écologiste. Elle asservit nos corps, détruit nos éco-systèmes et nous coupe de nos territoires et du reste du monde en considérant la "campagne" et le "sud globalisé" comme un réservoir à ressource.
Ne laissons pas ce modèle néfaste s’emparer de nos ville. Comprendre les rouages de la métropolisation, c’est s’outiller pour la lutte. C’est se ré-approprier la gestion politique de nos villes et par là même, la manière dont nous voulons habiter la planète.

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Manifesten

59 Rue Thiers

20:00 23:30

Alors que la mer est un cimetière et une déchetterie à ciel ouvert et que nos peurs sont aussi brûlantes que les flammes qui dévastent nos forêts, mettons-nous en action.
La mer monte est un cycle de réflexions sur l’écologie politique. Conférences, ciné-débats, balade urbaine, cercle de paroles, bouffes, projection, théatre.
Nous voulons nous outiller parce que nous pensons que la fin du monde est souhaitable. La fin de ce monde de bétonnisation des friches, d’artificialisation des terres agricoles, d’assèchement des rivières et d’accaparement de l’eau. La fin des dos cassés et des cancers généralisés, des soins bas de gamme et de la pharmaindustrie s’enrichissant sans scrupules sur le malheur des autres. La fin du monde des Etats et de ses dirigeant·e·s qui appelent sans cesse à la responsabilité individuelle et à la culpabilisation pour masquer leur désir frénétique d’accumulation.
Penser l’écologie est alors pour nous surtout penser ce qui nous lie à ce qui nous entoure, ce qui nous met en mouvement et ce qui nous paralyse.
C’est se mettre en lutte pour se confronter à nos sensibilités, et les potentialiser : la peur de la catastrophe climatique n’est pas un signe de faiblesse d’esprit mais bien au contraire une arme politique puissante. Pour identifier les ennemis qui souhaitent faire perdurer encore bien plus longtemps leur monde vétuste. Ceux qui promeuvent une Marseille dans laquelle l’écologie est une ségrégation sociale de plus, privilège des magasins bio et du boulot en vélo. Dans laquelle des milliers d’ouvriers du BTP subissant le racisme ardent du gouvernement, fourmillent sur les chantiers du nouveau quartier d’affaires Euroméditerrannée ou du prochain immeuble en rénovation, vidé de ses habitant·e·s pour y faire des Air BnB.
Penser l’écologie politique c’est aussi chercher à comprendre les enjeux, s’approprier certaines questions qui nous échappent : des usages de l’eau au sentiment de dépossession qui nous habite, nous voulons avoir plus de prise sur les choses.
Le monde pour lequel nous luttons est sans entreprises coloniales et sans frontières. Chacun·e, chaque être, y bouge comme il ou elle veut. Les apprentissages et inspirations circulent. Certain·e·s ont, individuellement ou collectivement, déjà vécu la fin de leur monde, ou déjà installé leur nouveau monde, nous souhaitons en savoir plus.
C’est la force du partage et du collectif qui permet souvent de trouver des manières d’aborder ces thèmes sous un angle impromptu. C’est en cela que consiste le but de cette deuxième édition de la mer monte : tester des formats d’élaboration de pensée commune afin d’affronter quelques unes des grandes questions qui traversent notre actualité en s’inspirant de celles et ceux qui souhaitent mettre en crise les schémas politiques dévastateurs.

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Manifesten

59 Rue Thiers

dimanche 9 avril
10:00 16:30

Le Fonds documentaire sur la Gentrification de Marseille est un outil de collecte de divers objets d’édités présentant des perspectives plurielles sur la transformation urbaine, telles que la touristification, la ségrégation spatiale, la prétendue "crise" du logement, ou encore l’émergence du fantasme d’une "ville connectée". Dans le cadre de cet atelier, les participant.es seront invité.es à puiser dans le Fonds afin de s’interroger collectivement sur leur trajectoires d’habitation et sur leurs eçpaces perçus et vecusé Les materiaux ainsi prélevés et les savoirs partagés au cours des échanges seront ensuite assemblés sous la forme d’une brochure qui pourra elle-même être imprimée à l’issue de l’atelier.
Pour s’inscrire, envoyez un mail à lamermonte@riseup.net

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Imprimerie sans nom

60 rue Edmond Rostand

14:02 16:00

Discussion proposée par la cantine chaubouillante
En ville, alors que bien manger est souvent un privilège réservé aux riches et que l’aide alimentaire sert de débouchés aux reliquats de la grande distribution, les cantines bricolent d’autres façons de faire. S’organiser sans chef de partie, construire des réseaux d’approvisionnement plus humains, faire plaisir en cuisinant une nourriture bonne et accessible, soutenir des luttes amies... Comment la cuisine peut devenir un levier politique pour sortir du système agro-alimentaire capitaliste ?
Nous invitons les collectifs et associations marseillaises qui pratiquent la cuisine collective dans cette même perspective à venir se rencontrer. L’objectif que nous proposons étant de faire connaissance, échanger sur nos pratiques et le sens que nous y mettons et pourquoi pas identifier des envies de mutualisation.
Si possible, merci de nous prévenir de votre venue : chaubouillante@riseup.net
16h : goûter préparé par la cantine Chaubouillante - prix libre, au Polygone étoilé,1 rue François Massabo, 13002 Marseille

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Polygone étoilé

1 rue François Massabo, 13002 Marseille

17:00 18:00

Exemple de la récupération de terres de Cajibío, vallée du Cauca et de leur lutte contre la deuxième plus grande multinationale productrice de carton au monde.

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Le Polygone étoilé

1 rue François Massabo, 13002 Marseille

lundi 10 avril
18:00 20:00

Projection du film de Raphaël Grisey et Bouba Touré
Ce récit polyphonique raconte l’histoire méconnue de luttes ouvrières et paysannes, en France et au Mali, pour l’emmener vers un futur possible, esquissé par la coopérative.
+ soupes et tartines toute la soirée par la cantine chaubouillante

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Le Polygone étoilé

1 rue François Massabo, 13002 Marseille

18:00 20:30

Tous les lundi, 18h, AG de lutte parvis de la gare Saint Charles

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18:30 20:30

AG du secteur asso à Solidaires (29 bd Longchamp), "on a des métiers couteaux suisse, on veut des salaires suisse"

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19:30 22:00
Grand amphi occupé de la fac Saint Charles
mercredi 12 avril
18:00 20:00

Mercredi 12/04 18h AG interpro, amphi occupé fac Saint Charles

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18:30 20:30

Le BTP est un secteur d’activité dans lequel les conditions de travail sont particulièrement précaires et celui où il y a le plus d’accidents du travail. En France, 20% des travailleureuses/travailleurs et travailleuses du BTP ne sont pas déclarées. Les autres sont isolés dans des statuts déprimants / précarisants (intérim, auto-entrepreneurs...). Les salaires sont généralement très bas et les non-versements de paye sont fréquents, surtout pour les personnes sans papiers.
C’est pourquoi on veut mener la lutte notamment sur les fronts de la régularisation des personnes sans papiers, la sortie des statuts précaires, la sécurité au travail, la fin du virilisme sur les chantiers...
Ensemble, on s’auto-forme sur les droits liés à nos différents statuts (droit de retrait, intempéries, accidents du travail...), on s’organise pour améliorer nos conditions de travail et nos rémunérations. On combat aussi toutes les discriminations qu’on vit au taf. On souhaite créer un lieu d’échange et de soutien où on peut se parler de ce qu’on vit et partager nos galères, des questions et des conseils.
Si vous bossez dans le bâtiment, que ce soit au black, en intérim, comme indépendant.e ou dans n’importe quel autre statut où vous êtes exploité.e.s, venez nous voir à l’occasion de nos permanences au local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, Marseille, tous les mercredis de 18h30 à 20h30.
Avec ou sans papiers, syndiqué.e ou pas, le collectif est ouvert à toutes les personnes qui travaillent dans le bâtiment.
Pour nous contacter :
btp13@riseup.net
0695754271

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Solidaires

29 boulevard Longchamp, 13001, Marseille

jeudi 13 avril
19:00 21:00
Manifesten

59 rue Thiers 13001 Marseille

vendredi 14 avril
18:00 20:30

AG contre la loi Darmanin

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Bourse de Travail, Salle Allende
19:00 21:30

Ce mois-ci on est content.es de faire à manger pour le réseau MarsMut’, qui est né de la volonté de mutualiser du matériel, de s’outiller collectivement et d’accéder à une autonomie matérielle dans nos luttes. Et ça, ça nous parle à fond !

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Manifesten

59 rue Thiers

mardi 18 avril
19:00 21:00

Sud culture vous invite, ce mardi 18 avril à 19h, à une AG du secteur culturel dans les locaux de Solidaires (29 boulevard Longchamp)

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Solidaires

29 boulevard Longchamp

mercredi 19 avril
18:30 20:30

Le BTP est un secteur d’activité dans lequel les conditions de travail sont particulièrement précaires et celui où il y a le plus d’accidents du travail. En France, 20% des travailleureuses/travailleurs et travailleuses du BTP ne sont pas déclarées. Les autres sont isolés dans des statuts déprimants / précarisants (intérim, auto-entrepreneurs...). Les salaires sont généralement très bas et les non-versements de paye sont fréquents, surtout pour les personnes sans papiers.
C’est pourquoi on veut mener la lutte notamment sur les fronts de la régularisation des personnes sans papiers, la sortie des statuts précaires, la sécurité au travail, la fin du virilisme sur les chantiers...
Ensemble, on s’auto-forme sur les droits liés à nos différents statuts (droit de retrait, intempéries, accidents du travail...), on s’organise pour améliorer nos conditions de travail et nos rémunérations. On combat aussi toutes les discriminations qu’on vit au taf. On souhaite créer un lieu d’échange et de soutien où on peut se parler de ce qu’on vit et partager nos galères, des questions et des conseils.
Si vous bossez dans le bâtiment, que ce soit au black, en intérim, comme indépendant.e ou dans n’importe quel autre statut où vous êtes exploité.e.s, venez nous voir à l’occasion de nos permanences au local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, Marseille, tous les mercredis de 18h30 à 20h30.
Avec ou sans papiers, syndiqué.e ou pas, le collectif est ouvert à toutes les personnes qui travaillent dans le bâtiment.
Pour nous contacter :
btp13@riseup.net
0695754271

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Solidaires

29 boulevard Longchamp, 13001, Marseille

vendredi 21 avril
18:30 22:00

Il reste encore au moins 2 mois à la Mi-hantée avant l’expulsion, c’est le moment de venir participer aux activités, en proposer de nouvelles, découvrir ce lieu et les personnes qui le font vivre !

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Mi-Hantée

88, rue d’Alger (proche du métro Bailles)

samedi 22 avril
14:00 18:30

Discussion autour du (mal) logement, Place de l’église Saint Michel, 14h

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14:00 23:30

Habitant⋅e⋅s et habitué⋅e⋅s du Camas, délogé⋅e⋅s ou non, concerné⋅e⋅s par le périmètre interdit, confronté⋅e⋅s à la gestion policière, politique et médiatique des derniers jours, nous prenons l’initiative de partager cette réaction collective.
Nous n’acceptons pas la réponse des institutions dans la suite de l’explosion et des effondrements de la rue Tivoli, dans la nuit du 8 au 9 avril. Cette gestion « de crise » est presque essentiellement policière et médiatique, superficielle et opaque quant aux dispositifs de soutien aux habitant⋅e⋅s. Elle permet aux autorités publiques de passer sous silence le mal-logement à Marseille : insalubrité structurelle, fragilité des bâtiments, défaillances chroniques en matière de réseaux de gaz, d’eau et d’électricité ainsi que les risques d’incendie.
Ces problématiques nous concernent toutes et tous, au Camas comme dans d’autres quartiers.Retour ligne automatique
Nos pensées vont dans un premier temps aux victimes, leurs familles, aux personnes délogées·e·s, nos proches, nos voisins⋅e⋅s.
Depuis dimanche 9 avril, la presse et les personnalités politiques affirment d’office le caractère accidentel de l’événement, un "accident domestique isolé dans un quartier branché, aisé et dynamique". Olivier Klein, ministre du logement, appelle à « ne pas faire de parallèle qui n’aurait aucun sens ». Le maire Benoît Payan, de concert avec la procureure et le préfet, insiste « (la situation n’est) pas du tout la même qu’à Noailles ». C’est « à croire que Marseille a un mauvais sort avec les immeubles » conclue la presse. Ces déclarations à l’emporte-pièce et caricaturales apparaissent comme des tentatives de couper court à tout questionnement :
Qu’en est-il du mal-logement depuis le 5 novembre 2018, alors que sa résorption était la principale promesse de campagne du Printemps marseillais ?
Quelle transparence quant à l’état du réseau de gaz de ville à Marseille, peut-être à l’origine du drame ?
Quel accès au logement, a fortiori au Camas où le marché immobilier est à double vitesse, où foyers aisés côtoient personnes âgées, jeunes et familles précaires, écrasé⋅e⋅s entre loyers qui grimpent, taudis et locations saisonnières qui prolifèrent ?
Que penser de l’isolement des personnes âgées nombreuses dans le quartier ?
Une réponse politique, policière et médiatique indigne
Dans la nuit de samedi à dimanche, après l’explosion, les voisin⋅e⋅s sont les premiers⋅ères à secourir les personnes en danger, jusqu’à l’arrivée de la police qui les repousse sans considération, mais entrave elle-même l’arrivée des pompiers. Au vu du risque de poches de gaz dans le réseau de canalisations du quartier, le périmètre d’évacuation s’élargit dimanche et mobilise des dizaines de brigades. Au cours de la journée, plus de 150 voisins⋅e⋅s sont délogées, certaines envoyé⋅e⋅s au gymnase Vallier, sans plus d’information. Sur le haut de la rue Tivoli, à côté du centre social, un QG de crise est mis en place, principalement pour les services de communication des personnalités politiques, dont les visites mobilisent des escadrons supplémentaires et créent de nouveaux périmètres interdits.
A partir du dimanche, on ne circule plus dans un large périmètre autour des lieux. Aux points de contrôle, les scènes d’humiliation et de mépris par la police se multiplient, chacun⋅e devenant présumé⋅e coupable du simple fait de rentrer chez soi. Aussi, ces derniers jours, peu d’entre nous échappent à l’oppression des médias, aux images volées malgré les refus d’être filmé⋅e⋅s, à l’intimité piétinée le temps de ce spectacle politique et médiatique. La première visite ministérielle est tout un symbole de cette gestion policière et sensationnaliste "de crise". C’est celle de Darmanin, ministre de l’intérieur, qui, à proximité des décombres fumants, remercie les forces opérationnelles et oublie de mentionner les victimes.
En creux de cette gestion policière qui dépossède les habitant⋅e⋅s du drame, de leurs lieux de vie et s’ajoute au traumatisme en écho à la répression du mouvement social en cours, le dispositif d’accueil n’est pas à la hauteur. Les informations pratiques sont confuses plusieurs jours durant ; le numéro d’urgence mis en place par la mairie dysfonctionne ; le centre d’appui psychologique boulevard Libération, gardé par la police municipale, ne concerne finalement pas les habitant⋅e⋅s délogé⋅e⋅s. Aucun accueil, autre que policier, n’est organisé aux abords du périmètre, pas même pour les personnes qui ont passé la nuit dehors. Le soutien "social" est délaissé aux voisin.e.s et aux associations, comme au temps de la rue d’Aubagne.
La représentante du cabinet du maire le dira elle-même lors de la rencontre du lundi 10 avril sur la Plaine avec les habitant.e.s délogé.e.s : « organisez-vous et faites remonter vos besoins aux associations intermédiaires » (à savoir les associations de parent·e·s d’élèves et collectifs militants). Cette gestion dite "de crise" exclut certain·e·s habitant·e·s des dispositifs, sans considération des situations, le périmètre de sécurité et de délogement évoluant toujours sans transparence envers les habitant⋅e⋅s du périmètre non délogé⋅e⋅s, ni pour celleux qui ont assisté au drame, mais habitent aux abords du périmètre.
Au-delà de l ’"accident isolé", tous·tes concerné·e·s
Si Benoît Payan, l’État et la presse insistent tant sur le caractère accidentel et isolé du drame, nous ne sommes pas dupes. Il ne suffit pas d’affirmer la salubrité des bâtiments de la rue Tivoli et d’accuser la sénilité présumée d’une dame âgée pour exonérer la responsabilité des pouvoirs publics. Des défaillances dans le réseau de gaz de ville, des poches de gaz dues à la vétusté des canalisations, constituent autant de risques de fuite, voire de déflagration, qu’une défaillance humaine. Il est courant d’observer dans les rues de Marseille des interventions d’urgence dues au gaz de ville, ainsi que des percées dans les trottoirs. Cette vétusté du réseau, son manque d’entretien et de contrôle, témoignent de l’incompétence notoire des pouvoirs publics. En l’absence de résultats d’enquête et d’audit transparent sur l’état du réseau du gaz de ville, toute affirmation sur l’origine humaine du drame est prématurée et instrumentale.
Au-delà du gaz, le problème est global. Défauts dégradés du bâti, réseaux d’approvisionnement mal entretenus, milliers de logements insalubres de Marseille, abandon des personnes âgées, précaires... D’années en années l’incurie municipale laisse tomber Marseille en ruines. Les départs de feu sont eux-aussi monnaie courante. De nombreuses personnes subissent l’isolement, et/ou habitent des immeubles en péril ou en passe de l’être. Davantage encore sont concernées par des installations domestiques défaillantes. Si le Camas est moins touché que Noailles par les arrêtés de périls (27 au cours des dernières années dont 10 dans un rayon de 300 mètres autour du 17 rue Tivoli), le bâti y reste à risque. Constructions fragiles, pas de raccordement à la terre, installations défaillantes dans les bâtiments et appartements, fuites, etc.
A défaut d’un plan de rénovation globale du bâti et des réseaux, nous ne pouvons que vivre au rythme d’« accidents », notamment dans les foyers qui n’ont pas les moyens de se mettre par eux-mêmes en sécurité. Nous ne voulons plus de cette gestion de crise qui se résume à la seule politique du "délogement/relogement". Nous ne voulons plus payer les conséquences de cette politique, dont les investissements pérennes sont restés à l’état de promesses électorales depuis le 5 novembre 2018.
Nous sommes toutes et tous concerné·e·s, et nous refusons de nous laisser endormir par cette rhétorique d’accident "isolé" dans un quartier prétendûment "bobo" portée par des pouvoirs qui cherchent à nous diviser.
Stop aux délogements, par le péril, l’indifférence et l’argent !
Après le drame de la rue d’Aubagne, et ses 9 victimes (dont Zineb Redouane, assassinée par la police en marge d’une manifestation contre le mal-logement), les expulsions et les arrêtés de péril se multiplient, laissent le champ libre aux investisseurs pour se saisir de Noailles et d’autres quartiers. Appartements rénovés remis sur le marché à prix d’or ou locations touristiques cache-misère échappant au contrôle et au regard des habitant·e·s du quartier, le centre-ville est devenu une véritable manne financière. Les loyers ont grimpé en flèche, interdisant de fait le droit au retour des délogé·e·s, et expulsant par la même occasion beaucoup d’habitant·e·s précaires.
Côté investissement public, c’est aussi catastrophique. Un rapport accablant de la Chambre Régionale des Comptes paru en 2021 indiquait que sur 1500 logements neufs programmés en 2010, la SOLEAM n’en avait réalisé qu’une trentaine, huit ans plus tard. La Chambre parle aussi d’un immeuble acheté avec des fonds publics, revendu plus de dix fois moins cher à un bailleur social à la condition que des travaux soient engagés. Ces travaux n’ont jamais eu lieu alors même que la SOLEAM les indiquaient comme terminés. Même scénario pour beaucoup d’autres propriétaires privés ayant reçu un soutien financier public. Pas ou peu de travaux. Un hôtel de luxe, le réaménagement non souhaité de la Plaine, des détournements de fonds, des copinages et du clientélisme. Voilà la couleur de l’argent public !
Dans le pacte "Marseille en grand" que la mairie Payan a signé avec l’État, il est bien question d’entreprendre des travaux de rénovation et de réhabilitation. En réalité, du plan "Marseille en grand", le volet logement est à la traîne derrière le volet répressif qui bénéficie de toutes les avancées. De nouvelles caméras (500 sont supposées !), de nouveaux effectifs dans la police et les CRS, de nouveaux locaux et équipements policiers, davantage de magistrat·e·s...
La militarisation de la ville s’est faite de toute urgence, tandis que la lutte contre l’habitat indigne ne fait pas partie des priorités du Printemps Marseillais. De surcroît, Marseille remporte la palme des villes en France déléguant la charge de l’accompagnement social aux réseaux associatifs.
Au delà du Camas, nous n’oublions pas les autres quartiers. Nous dénonçons l’injustice sociale.
Nous proposons une rencontre sur la base de ces revendications :
⋅ Un accueil digne et des logements pérennes :Retour ligne automatique
Droit au retour des délogé⋅e⋅s garanti par la mairie même dans le domaine privé.
⋅ La préemption des locations saisonnières, et non un appel à la "philantropie" ou à la réquisition temporaire.
⋅ Des plans d’investissement rapides pour la dignité des habitats et l’accès au logement et au soin, et non la gestion "de crise" ni l’abandon des problèmes au bénévolat
⋅ De la transparence :Retour ligne automatique

  • Une enquête sur l’état structurel de tous les bâtiments, d’autant plus justifiée par la déflagration Retour ligne automatique
  • Un audit sur les interventions d’urgence (pompiers pour le feu, interventions gaz, etc.)

⋅ La fin des dispositifs policiers et médiatiques qui maltraitent et parlent au nom des premiers⋅ères concerné⋅e⋅s

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Camas

Place de l’église St-Michel

mercredi 26 avril
15:00 18:30

EVENEMENTS DU COLLECTIF VIETNAM DIOXINE SUR MARSEILLE DU 10 AU 27 AVRIL
Ami-es Marseillais-es, nous avons préparé plein d’événements pour lancer l’alerte sur l’agent orange : expo, projections, débats... On a besoin de vous pour parler de l’écocide qui tue, paupérise et condamné encore des millions de Vietnamiens, Cambodgiens et Laotiens à l’heure actuelle sans que les responsables ne paient. Face à ça, organisons l’indignation collective et réclamons la justice.
Le programme :

  • Du 10 au 26 avril : exposition sur l’agent orange par Tram Anh chez Massalia VOx (15 Boulevard de la liberté, angle, 20 rue Lafayette, 13001 Marseille )
  • Mercredi 26 avril à 15h : discussions sur les écocides et l’écologie décoloniale chez Massalia VOx (15 Boulevard de la liberté, angle, 20 rue Lafayette, 13001 Marseille )
  • Jeudi 27 avril, à 20h30 au Videodrome 2 , ciné-débat "Agent orange, une bombe à retardement" réalisé par Thuy Tien Ho et Laurent Lindebrings (49 Cr Julien, 13006 Marseille )

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Massalia voX

15 boulevard de la liberté 13001

18:30 20:30

Le BTP est un secteur d’activité dans lequel les conditions de travail sont particulièrement précaires et celui où il y a le plus d’accidents du travail. En France, 20% des travailleureuses/travailleurs et travailleuses du BTP ne sont pas déclarées. Les autres sont isolés dans des statuts déprimants / précarisants (intérim, auto-entrepreneurs...). Les salaires sont généralement très bas et les non-versements de paye sont fréquents, surtout pour les personnes sans papiers.
C’est pourquoi on veut mener la lutte notamment sur les fronts de la régularisation des personnes sans papiers, la sortie des statuts précaires, la sécurité au travail, la fin du virilisme sur les chantiers...
Ensemble, on s’auto-forme sur les droits liés à nos différents statuts (droit de retrait, intempéries, accidents du travail...), on s’organise pour améliorer nos conditions de travail et nos rémunérations. On combat aussi toutes les discriminations qu’on vit au taf. On souhaite créer un lieu d’échange et de soutien où on peut se parler de ce qu’on vit et partager nos galères, des questions et des conseils.
Si vous bossez dans le bâtiment, que ce soit au black, en intérim, comme indépendant.e ou dans n’importe quel autre statut où vous êtes exploité.e.s, venez nous voir à l’occasion de nos permanences au local de Solidaires, 29 boulevard Longchamp, Marseille, tous les mercredis de 18h30 à 20h30.
Avec ou sans papiers, syndiqué.e ou pas, le collectif est ouvert à toutes les personnes qui travaillent dans le bâtiment.
Pour nous contacter :
btp13@riseup.net
0695754271

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Solidaires

29 boulevard Longchamp, 13001, Marseille

samedi 29 avril
17:00 20:00

On parlera du déboulonnage des statues au CIRA le samedi 29 avril à 17 heures

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